01 juin 2007

22. Nicholas Angelich

J'attendais beaucoup ce moment car je garde un grand souvenir de son récital à la saison musicale il y a un ou deux ans à l'Epau. J'ai eu un peur à son entrée en scène, courbé, semblant marcher avec précaution comme s'il était malade ou blessé. Mais assis à son clavier, il s'est montré à l'égal de lui-même, ouf. Un programme-fleuve avec trois sonates de Haydn (deux auraient peut-être suffi en définitive) et les extraordinaires Variations Diabelli qu'il a enquillées d'un seul tenant (près d'une heure de musique quand même). C'est une oeuvre qui passe mieux au disque qu'au concert à mon avis, mais avec Angelich, c'était puissant, massif, un peu à l'image de son physique, et je ne me suis pas ennuyé finalement. Mes copines un peu, sur la fin, elles n'avaient presque plus le courage d'applaudir.

 

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Angelich, qui contrairement à l'habitude jouait sur partitions, disposait d'un tourneur de pages de luxe en la personne d'Emmanuel Strosser. Visiblement, il avait l'air heureux d'être là pour assister son ami Nicholas...

Commentaires

Cher Nicholas Angelich,

Même après avoir assisté, trois jours plus tôt, à Paris, au fabuleux récital de Brendel,
(si vous n’y étiez pas, certains de vos amis, que j’y ai aperçus, dont votre tourneur de pages de luxe, n’ont pas manqué de vous en parler …)
donc, même après un tel concert, j’ai été à la fois très impressionné et emballé par le vôtre, dans le dortoir des moines de l’Epau.

On vous sait très grand pianiste, et vos Variations sur un thème de Paganini entendues ici l’an dernier avaient convaincu ceux qui en doutaient encore.
On vous saura désormais très grand musicien. Il suffit d’entendre les meilleurs (Andreas Staier, la veille, par exemple) pour constater que la conduite du discours musical, dans les sonates de Haydn, ne va pas de soi. Or, dans ces trois œuvres de périodes différentes, vous nous avez subjugués de bout en bout.
Quant aux Variations Diabelli, quelle extraordinaire exécution ! Ceux qui, comme moi, ont eu la chance de les entendre, en concert, par notamment Richter, Pollini, Brendel … ne s’y sont pas trompés. Votre interprétation rejoint ces grandes-là.
(Mon entrée en matière par Alfred B. n’était pas de pure circonstance …)
Je suis d’autant plus heureux de vous rendre ici hommage que, jusqu’à présent, vos Beethoven ne m’avaient pas fait très forte impression …

Vous voici désormais parmi les leaders de votre riche génération de pianistes. J’imagine maintenant tout à fait, dans les décennies à venir, Angelich et Andsnes prendre, dans Beethoven, le relais de Brendel et de Pollini.

Grand merci, donc, pour ce récital, qui aura été le plus beau donné au Mans depuis, il y a une vingtaine d’années, celui de Pogorelich !

Pierre Le Coz

Ecrit par : pierre Le Coz | 06 juin 2007

Cher Nicholas Angelich,

Même après avoir assisté, trois jours plus tôt, à Paris, au fabuleux récital de Brendel,
(si vous n’y étiez pas, certains de vos amis, que j’y ai aperçus, dont votre tourneur de pages de luxe, n’ont pas manqué de vous en parler …)
donc, même après un tel concert, j’ai été à la fois très impressionné et emballé par le vôtre, dans le dortoir des moines de l’Epau.

On vous sait très grand pianiste, et vos Variations sur un thème de Paganini entendues ici l’an dernier avaient convaincu ceux qui en doutaient encore.
On vous saura désormais très grand musicien. Il suffit d’entendre les meilleurs (Andreas Staier, la veille, par exemple) pour constater que la conduite du discours musical, dans les sonates de Haydn, ne va pas de soi. Or, dans ces trois œuvres de périodes différentes, vous nous avez subjugués de bout en bout.
Quant aux Variations Diabelli, quelle extraordinaire exécution ! Ceux qui, comme moi, ont eu la chance de les entendre, en concert, par notamment Richter, Pollini, Brendel … ne s’y sont pas trompés. Votre interprétation rejoint ces grandes-là.
(Mon entrée en matière par Alfred B. n’était pas de pure circonstance …)
Je suis d’autant plus heureux de vous rendre ici hommage que, jusqu’à présent, vos Beethoven ne m’avaient pas fait très forte impression …

Vous voici désormais parmi les leaders de votre riche génération de pianistes. J’imagine maintenant tout à fait, dans les décennies à venir, Angelich et Andsnes prendre, dans Beethoven, le relais de Brendel et de Pollini.

Grand merci, donc, pour ce récital, qui aura été le plus beau donné au Mans depuis, il y a une vingtaine d’années, celui de Pogorelich !

Pierre Le Coz

Ecrit par : pierre Le Coz | 06 juin 2007

Pogo est venu à l'Epau ??? C'était en quelle année ?
(je devais le voir à la Roque d'Anthéron l'été dernier, mais il a annulé à la dernière minute...)

Ecrit par : Florestan | 06 juin 2007

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